Le chiffre du mois : 50

C’est le nombre de propositions qui figure dans le projet de livre blanc de la profession. Ce travail collectif a pour but de donner une vision de la profession à l’horizon 2035 pour répondre efficacement aux besoins de santé aujourd’hui et demain.

Ordre, syndicats et représentants étudiants se sont associés il y a quelques mois pour construire un livre blanc commun sur l’avenir de la profession. Ce projet intervient à un moment clé : les élections présidentielles de 2027 constitueront une occasion idéale pour défendre l’intérêt de la kinésithérapie dans le système de santé, auprès des candidats.

Le chiffre parle de lui-même : 50 propositions concrètes structurent ce document.

Le texte couvre des sujets très variés :
• L’accès aux soins, avec l’accès direct généralisé et l’élargissement du droit de prescription.
• La formation, avec l’universitarisation du diplôme et le développement de la recherche en kinésithérapie.
• La prévention, à l’école, au travail, et pour lutter contre la perte d’autonomie des personnes âgées.

Le document aborde aussi des sujets plus nouveaux. Un chapitre entier est consacré à l’intelligence artificielle. La position de la profession y est claire : la responsabilité des outils numériques doit reposer sur la puissance publique et les fournisseurs, pas sur les professionnels qui les utilisent au quotidien.

S’ajoutent à cela les conditions d’exercice, la revalorisation économique, la protection face aux violences, et même la question du nom de la profession.

Cette diversité traduit une ambition partagée : porter l’intérêt de la kinésithérapie dans les années à venir, face à l’évolution des besoins de santé (troubles musculo-squelettiques, sédentarité, grand âge, augmentation des maladies chroniques…) qui placeront nécessairement la kinésithérapie en première ligne.

G. RALL- Président du SNMKR

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