C’est la part du transport dans le bilan carbone de notre activité, mesurée dans le cadre de KinéCO2, un projet national porté par Romaric MAIRE et soutenu par les URPS MK.
En moyenne, plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre d’une séance est donc liée aux déplacements (patient et kiné). Bien sûr, cette part est très variable en fonction de la zone d’exercice. En ville, distances moindres et alternatives à la voiture (transports en commun, infrastructures propices) permettent de réduire l’usage des véhicules motorisés. En zone rurale, l’installation d’un cabinet permet une offre de soins qui limite les kilomètres parcourus par les patients, mais les distances, infrastructures et habitudes de mobilité contribuent à augmenter la part des trajets réalisés en voiture individuelle.
Si la sédentarité est devenue un problème majeur pour la Santé Publique, étant un facteur de risque pour de nombreuses pathologies non transmissibles, les déplacements actifs sont une solution aux enjeux de santé comme aux enjeux environnementaux. Il est donc urgent de promouvoir tous les modes de transport qui utilisent l’énergie musculaire, à commencer par la marche, le vélo et le vélo à assistance électrique. Des transports bien souvent efficaces, économes et confortables.
Kinésithérapeutes, professionnels de la santé et du mouvement, nous pouvons accompagner les changements de comportements de nos patients en matière de mobilité, en particulier pour les trajets inférieurs à 5 km, soit la moitié des déplacements quotidiens !
En choisissant nous-même de nous déplacer activement, nous baissons l’impact environnemental de nos soins, nous réalisons des économies en ces temps de carburants chers et nous prenons soin de notre santé physique et mentale, tellement précieuse.
L. SCHULTZ – KINÉSITHÉRAPEUTE ET FORMATRICE ENJEUX SANTÉ/ENVIRONNEMENT