Mener de front sa dernière année d’études, une vie sportive et l’animation d’une communauté de centaines de coureurs ? C’est le quotidien rythmé de Valentin Bourrel. Créateur de contenu sur les réseaux sociaux et fondateur du BlaBlaRun Club à Nancy, il met déjà son énergie au service de la santé publique avant même d’avoir son diplôme en poche. Rencontre.

PEUX-TU TE PRÉSENTER EN QUELQUES MOTS ?
Je m’appelle Valentin Bourrel, j’ai 22 ans et je suis actuellement étudiant en 5e année de kinésithérapie à l’ILFMK de Nancy. Mon parcours est marqué par l’engagement et le sport : ancien pompier volontaire, je suis triathlète amateur au sein du Métropole Grand Nancy Triathlon. Depuis un an et demi, j’ai également endossé la casquette de créateur de contenu sur les réseaux sociaux (Instagram, TikTok, YouTube). J’y partage mon quotidien d’étudiant et offre quelques conseils sportifs avec un objectif simple : motiver les gens à bouger leur corps, tant physiquement que mentalement. C’est dans cette dynamique que j’ai fondé en juin 2025 le BlaBlaRun Club, désormais une association loi 1901 dont je suis le président. En quelques mots, c’est un rendez-vous running gratuit et ouvert à tous, qui anime la Place Stanislas de Nancy chaque mardi soir dès 18h30.
QU’EST CE QUI T’A DONNÉ ENVIE DE CRÉER LE BLABLARUNCLUB ET QU’EST CE QUI EXPLIQUE SELON TOI SA RÉUSSITE ?
Trois piliers ont fondé ma volonté de lancer ce projet : l’envie de rencontrer les personnes qui me suivent et avec qui j’échange chaque jour sur mes réseaux, le besoin de casser la routine d’entraînement en solitaire, et surtout, permettre aux gens de partager un moment convivial pour la bonne cause. L’idée globale c’est surtout d’inciter chacun à bouger son corps et sa tête ! Et justement j’ai l’impression que ça fonctionne en effet de plus en plus.
Même si je ne parle pas encore de “réussite” du fait que c’est un projet en constante évolution, l’engouement est bien réel. Je pense que cela s’explique en partie par la forte médiatisation (presse, radio, journal télévisé, réseaux sociaux) et le bouche-à-oreille. Mais fondamentalement, je pense que cela répond surtout à un besoin sociétal actuel : les gens cherchent à être entourés et accompagnés. Dans un monde où le jugement et la comparaison sont omniprésents, l’effet de groupe rassure. Les débutants voient qu’ils ne sont pas seuls et que la course ne rime pas forcément avec compétition. L’aspect sécuritaire joue aussi un rôle majeur : beaucoup de participantes se sentent rassurées de courir en groupe le soir plutôt que seules dans la rue. Bien entendu, rien de tout cela ne serait possible sans l’appui précieux de mes co-organisateurs et des bénévoles qui m’aident dans la préparation et l’organisation de chaque nouvelle édition.
QUEL(S) LIEN(S) FAIS-TU ENTRE CE PROJET ET TON FUTUR MÉTIER DE KINÉSITHÉRAPEUTE ?
Le lien est pour moi évident : il s’agit de mettre le corps des gens en mouvement, en agissant aussi bien sur le plan physique que psychologique. Comme pour tout thérapeute, mon objectif premier est de faire du bien aux gens. Le BlaBlaRun Club me permet d’accompagner les débutants dans la pratique de la course à pied en leur proposant un cadre sécurisant et accessible. Nous avons mis en place plusieurs groupes de niveaux (allures de 5:30/km, 6:15/km et 7:30/km) pour que personne ne soit laissé de côté. C’est une démarche qui rejoint la vision que j’ai de la kinésithérapie : démocratiser la pratique sportive et la rendre accessible au plus grand nombre pour une meilleure santé.
QU’EST-CE QU’ON PEUT SOUHAITER AU BLABLARUN CLUB POUR 2026 ?
Tout simplement qu’il continue son développement et qu’il encourage toujours plus de monde à se mettre en mouvement, que ce soit pour soi-même ou pour soutenir une cause. L’important c’est de garder cette dynamique de partage et d’inclusion.
