Andrew Taylor STILL est, en 1874 aux Etats-Unis, le fondateur d’une nouvelle médecine à laquelle il donne le nom d’ostéopathie en 1885. Il crée en 1891 le premier collège d’ostéopathie à Kirksville (American School of Osteopathie) où il enseigne une approche globale de la santé et du corps humain et des techniques de soins exclusivement manuelles. Ses théories n’ont cessé de s’enrichir depuis.
 

 
L’ostéopathie, introduite en France par le Dr Robert LAVEZZARI dans les années 30 et fortement développée en France par les masseurs-kinésithérapeutes partis se former à l’étranger, particulièrement après les années 60, a toujours été utilisée par ceux-ci dans le respect de leurs compétences propres. Logiquement, ils la considéraient comme un juste prolongement de leur activité. Notons que la plupart des techniques ostéopathiques (sauf à penser encore pour certains détracteurs qu’elles se résument à des manoeuvres de force au delà des amplitudes articulaires) répondent parfaitement aux compétences légales du masseur kinésithérapeute, telles que définies dans les articles R4321-1 à R4321-13 du Code de la Santé Publique. Certains décidèrent même de s’y consacrer exclusivement, d’autres utilisant ces techniques au sein de leur arsenal thérapeutique MK. Ce n’est qu’en 1982, à la faculté de Bobigny, que fut ouverte la première formation réservée aux médecins. C’est l’absence récurrente de réglementation française qui a permis aux ni-ni (ni MK ni médecin) d’investir sans contrôle ce domaine relatif au corps et à la santé.