Le SNMKR ne s’est jamais contenté de compromis, refusant de signer ce qu’il n’estimait pas correspondre à une véritable évolution positive pour la profession. Il est porteur d’un véritable projet pour tous les MK, des études à la retraite, tant sur le plan de la reconnaissance et de l’autonomie de la profession (formation initiale, Ordre, droit de prescription, obtention du quantitatif et du qualitatif des prescriptions médicales, reconnaissance du diagnostic kinésithérapique, exercice illégal, ostéopathie…) que sur l’amélioration des conditions d’exercice des professionnels, particulièrement lors des négociations conventionnelles avec l’UNCAM (tarifs, NGAP, indemnités de déplacement, avantages sociaux conventionnels, informatisation des cabinets, télétransmission Sesam Vitale, formation continue, DEP, BDK… entre autres), mais aussi grâce à des démarches spécifiques auprès d’assureurs et de partenaires qui s’investissent aux côtés de la profession et des professionnels.

Une signature du SNMKR n’est jamais une fin en soi, mais un tremplin pour aller encore plus loin, une simple étape sur le chemin qui doit mener la masso-kinésithérapie vers une réelle autonomie professionnelle, à la hauteur du service médical rendu comme du service social rendu, grâce à des professionnels reconnus et rémunérés à leur juste valeur.

Aujourd’hui, force est de constater que sa voix n’est plus isolée mais qu’elle se fait entendre, grâce à l’ouverture d’esprit du SNMKR, au sein de la collégialité professionnelle forte et consensuelle de l’Union.

Sans être exhaustives, voici 21 revendications soutenues par le SNMKR :

  1. Maintien du paiement à l’acte tout en restant ouvert à tout autre mode de rémunération négocié
  2. Non généralisation du tiers payant
  3. Augmentation de la lettre clé à 2,40 euros pour une valorisation de l’acte moyen à 20 €
  4. Augmentation de l’IFK et harmonisation des IFD à 5 euros
  5. Accès direct aux consultations de bilan kinésithérapique
  6. Développer le rôle du kinésithérapeute dans la prévention notamment au travers des actions M’Ton Dos mais aussi en kinésithérapie scolaire et kinésithérapie du travail
  7. Favoriser la mise en place d’un secteur optionnel en kinésithérapie
  8. Définir un acte global à domicile
  9. Revalorisation des actes sous évalués et création d’actes nouveaux: vestibulaire, rééducation maxillo-faciale, rééducation BPCO, cancer du sein et ses conséquences sur l’épaule, drainage lymphatique, rachimétrie informatisée (PEQP00 à 65,11 euros)
  10. Validation et valorisation  du double acte : possibilité de facturer 2 actes à taux plein pour des pathologies distinctes réalisés le même jour
  11. Revalorisation de l’aide à la maintenance informatique associée à une réelle simplification administrative: scanérisation des prescriptions et  dématérialisation intégrale des DAP
  12. Refus systématique de toutes pertes d’avantages sociaux
  13. Révision du numerus clausus devenu inique afin de répondre aux besoins de santé de la population  et permettre à nos jeunes de pouvoir accéder aux études de kinésithérapie en France
  14. Généralisation des mises sous accord préalable des établissements de soins de suite et de réadaptation afin de respecter une certaine équité avec les MK  libéraux
  15. Prise en charge à 100% des transports sanitaires domicile cabinet dans le cadre du Prado Orthopédie
  16. Reconnaissance et valorisation du Diplôme d’Etat de Masseur Kinésithérapeute en Master 2   (1 année de sélection universitaire en PACES et 4 années universitaires en IFMK soit 300 ECTS) afin de répondre, par des professionnels mieux formés, aux besoins de santé de la population
  17. Défense de l’ostéopathie  « médicale » réservée aux seuls professionnels de santé : possibilité de différencier les MK ostéopathes des ostéopathes NPS
  18. Protection des kinésithérapeutes contre les contrats individuels des réseaux de soins mutualistes par des contrats collectifs négociés par les syndicats représentatifs
  19. Faciliter l’embauche de secrétaire administrative en exonérant de charges le premier emploi
  20. Suppression des 90 jours de carence dans le cadre du post partum
  21. Refuser la main mise de l’Etat sur nos régimes de retraite