hier, aujourd’hui et demain : des hommes, des idées et des actes

Un besoin de la profession pour faire face à l’évolution de la société

Bien que la création de la profession remonte à 1946, ce n’est qu’au lendemain de la signature de la première convention (1962) avec l’Assurance Maladie que le syndicalisme moderne a vu le jour. La profession alors n’a sans doute pas su, contrairement aux dentistes par exemple, profiter d’une période économiquement propice à son réel développement, tant institutionnel qu’économique. C’est au milieu des années soixante-dix, avec l’effondrement de l’économie mondiale et ses répercutions sociales que, grâce à l’ardente volonté de quelques masseurs-kinésithérapeutes syndiqués mécontents de leur structure, un nouveau syndicat, le SNMKR, a été créé en 1977.

La volonté de quelques-uns au service de tous, hier comme aujourd’hui

Les départements 09, 12, 31, 46, 47, 64, 66, 81 et 87 sous l’impulsion de leurs responsables fondent le SNMKR. Le premier Conseil d’Administration est constitué par : Chouffot, Cordier, Courtin, Fernandez, Garnier, Lamy, Levavasseur, Maillard Metifeu, Picand.

Le premier siège social était situé rue Nolet à Paris mais le siège administratif rue Georges Picot à Toulouse, par opposition au centralisme mais aussi par commodité car les départements moteurs et les hommes de terrain se trouvaient au sud de la France. Le siège administratif restera à Toulouse jusqu’à fin 1988, alors que le siège social se déplacera quatre fois pour se fixer au 15 rue de l’Epée de Bois, dans le 5ème arrondissement de Paris, en 1989.

Depuis 1977, de nombreux présidents ont mené la destinée du syndicat :

  • Daniel FERNANDEZ 1977 à 1981
  • Luc ANDRE 1981 à 1982
  • Alain CHOULOT 1982 à 1985
  • Bernard LEGER 1985 à 1989
  • Robert PERRIN 1989 à 1994
  • Jean-Jacques MAGNIES 1994 à 1999
  • Dominique GRASSER 1999 à 2000
  • Jean-Jacques MAGNIES 2000 à 2004
  • René COURATIER 2004 à septembre 2006
  • Tristan MARÉCHAL septembre 2006 à octobre 2009
  • Gilbert MIGNOT octobre 2009 (intérim)
  • Hervé d’HAYER octobre 2009 à février 2011
  • Stéphane MICHEL depuis février 2011

Financièrement indépendant et responsable

Le SNMKR revendique son indépendance financière vis-à-vis de tiers. En effet, la majeure partie (82% de ses recettes – source DRASS IF 2005) provient des cotisations de ses adhérents. Tout le monde ne peut en dire autant.

Le SNMKR est responsable et respectueux des deniers publics puisque, s’il revendique des évolutions pour la profession, il en apporte le financement. Il a, le 11 décembre 1983, créé la Commision des Statistiques de Santé dont le premier rapporteur a été Bernard-Raoul Levavasseur. Ce laborieux et régulier travail du seul SNMKR a débouché sur le « Dossier CRF » permettant d’évaluer aujourd’hui une économie potentielle annuelle de 2 milliards d’euros pour l’assurance maladie, grâce à l’optimisation des placements en Centre de Rééducation Fonctionnelle et Soins de Suite. Ce dossier, maintes fois donné sans succès à divers ministères successifs, a enfin porté ses fruits puisqu’à l’automne 2005, il a été intégré dans le projet de loi sur le financement de la SS. La loi imposant désormais de trouver le financement de toute nouvelle dépense, on peut considérer que toute nouvelle avancée pour la profession sera finacée grâce à la pugnacité du SNMKR.

Porteur de grands principes sur la démocratie et la transparence

Dès sa création, le SNMKR a choisi un véritable fonctionnement démocratique :

  • Le SNMKR a fondamentalement inscrit la démocratie dans ses statuts : « un adhérent = une voix ».
  • Le Conseil National d’Administration est élu au suffrage direct par tous les adhérents. Les administrateurs qui représentent la profession sont légitimés directement par celle-ci : pas d’hégémonie de quelques-uns au détriment de l’intérêt général.
  • Le rapport moral du Président et le bilan du Trésorier sont soumis chaque année à l’approbation ou au rejet par tous les adhérents : pas d’hégémonie de dirigeants.
  • Le SNMKR se réunit chaque année en Congrès souverain, où tous les adhérents sont conviés pour déterminer les options de la politique syndicale qui sera appliquée pour l’année à venir : pas d’hégémonie d’idées.

Dès sa création, le SNMKR a souhaité que cette démocratie soit transparente et contrôlée :

  • Le SNMKR ne cache rien de son fonctionnement puisqu’il permet a chacun de consulter directement ses statuts sur son site.
  • Le SNMKR s’est doté statutairement d’une Commission de Contrôle indépendante, élue au suffrage direct par tous les adhérents. Les statuts et l’expression des adhérents sont ainsi strictement respectés.
  • Au SNMKR, pas de poste à vie : le CNA élit pour trois ans son Président en son sein et valide le Bureau.

Ouvert à la pluralité des idées et à l’unicité de l’action

Le SNMKR, au lendemain de son congrès de Gerardmer en mars 2005, a contacté les deux autres syndicats afin de trouver une attitude consensuelle face au refus total de l’UNCAM sur nos légitimes revendications. L’Intersyndicale est née, regroupant le SNMKR, la FFMKR et Objectif Kiné, appliquant par ce regroupement le principe d’une demande extrêmement forte de la majorité des professionnels.

Les diverses rencontres de cette nouvelle entité a rapidement permis de constater une identité de pensée sur de nombreux sujets entre le SNMKR et Objectif Kiné. C’est ainsi qu’en août 2005 L’Union a vu le jour, structure moins informelle que l’Intersyndicale et ouverte, autour d’un projet consensuel, à toute structure professionnelle prête à y apporter la richesse de sa différence, tout en gardant sa spécificité originelle. Le SNMKR a définitivement validé les statuts de L’Union lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire le 16 mars 2006.

Par deux fois en 2005, le syndicalisme du 21ème siècle a pris un nouveau départ. Une fois de plus, le SNMKR en a été l’instigateur.

Reconnu représentatif par les Pouvoirs Publics et la profession

Le SNMKR est déclaré représentatif par les pouvoirs publics sur décision du Ministère de la Solidarité Nationale le 22 février 1982. L’autre syndicat représentatif (FFMKR) a vainement dénoncé cette décision devant le Conseil d’Etat le 7 mai 1982 puis en février 1986 devant le Tribunal Administratif de Paris et pour finir le 20 juin 1986 devant le Conseil d’Etat.

Depuis, le SNMKR a toujours été reconnu représentatif ; et c’est encore le cas en 2005, lors de la dernière enquête de la DRASS-IF, à la fois sous sa propre bannière comme sous celle de L’Union. C’est d’ailleurs désormais sous cette dernière que le SNMKR représente la profession lors des négociations.

Les professionnels eux-mêmes, même non syndiqués, reconnaissent le SNMKR comme le syndicat le plus apte à leurs yeux pour les représenter puisque le résultat des élections, comme celles de la CARPIMKO, montrent que le SNMKR est le seul syndicat à avoir une audience largement supérieure à celle de ses seuls adhérents !

Siégeant dans nombre d’instances où la profession se doit d’être présente

Il ne suffit pas d’exister et d’être représentatif. Il faut aussi siéger dans toutes les instances qui décident de l’avenir de la profession et des conditions d’exercice des masseurs kinésithérapeutes.

Au niveau national, régional ou départemental, auprès des organismes institutionnels, conventionnels ou professionnels, c’est une disponibilité et un engagement au service de la profession et des professionnels.

Ambitieux pour la profession et porteur d’un projet pour son avenir

Le SNMKR ne s’est jamais contenté de compromis, refusant de signer ce qu’il n’estimait pas correspondre à une véritable évolution positive pour la profession.

Il est porteur d’un véritable projet pour tous les MK, des études à la retraite, tant sur le plan de la reconnaissance et de l’autonomie de la profession (formation initiale LMD et continue, Ordre, droit de prescription, obtention du quantitatif et du qualitatif des prescriptions médicales, reconnaissance du diagnostic kinésithérapique, exercice illégal, ostéopathie…) que sur l’amélioration des conditions d’exercice des professionnels, particulièrement lors des négociations conventionnelles avec l’UNCAM (tarifs, NGAP, indemnités de déplacement, avantages sociaux conventionnels, informatisation des cabinets, télétransmission Sesam Vitale, formation continue, DEP, BDK… entre autres), mais aussi grâce à des démarches spécifiques auprès d’assureurs et de partenaires qui s’investissent aux côtés de la profession et des professionnels (RCP, PJP…).

Une signature du SNMKR n’est jamais une fin en soi, mais un tremplin pour aller encore plus loin, une simple étape sur le chemin qui doit mener la masso-kinésithérapie vers une réelle autonomie professionnelle, à la hauteur du service médical rendu comme du service social rendu, grâce à des professionnels reconnus et rémunérés à leur juste valeur.