Chaque profession qui souhaite s’émanciper doit accepter l’idée de se transformer, malgré une histoire et des coutumes parfois solidement ancrées au plus profond de nous-mêmes.

L’évolution permanente de ses pratiques, de ses croyances ou de ses habitudes crée immédiatement un sentiment d’insécurité que certains ont beaucoup de mal à accepter. Cette crainte peut nous convaincre de ne rien changer, plutôt que de se plier à une perturbante remise en question.

Il n’existe pourtant pas d’autre voie à cette révolution.

Nous ne pourrons tendre vers une forme d’excellence sans accepter de repousser nos limites ni renoncer à certaines croyances.

Notre syndicat, le SNMKR, a clairement fait le choix de la responsabilité en accompagnant l’histoire, voire en la provoquant. Après une nouvelle définition, un nouveau format d’études, un nouvel avenant conventionnel, une nouvelle NGAP en cours d’écriture, nous nous sommes engagés dans une démarche qualité au travers de la labellisation des cabinets.

Parce que chaque Français attend ce niveau de qualité. Nous-mêmes, en tant que patients, attendons cette qualité de service proposé par les professionnels de santé.

Notre choix a été d’anticiper le mouvement, aujourd’hui initié par le ministère, d’engager les professionnels dans ce type de démarche. Nous préférons aujourd’hui définir nos propres règles plutôt que nous les voir imposées par une organisation étatique qui n’aurait pas demandé l’avis de la profession.

La labellisation privée Quali’Kiné que nous proposons répond à cette attente pour un coût très faible car mutualisé.

Les infirmiers, les pharmaciens, les médecins experts, les radiologues se sont déjà engagés dans cette démarche. Certaines professions se sont dits prêtes à s’engager comme les orthophonistes, les pédicures podologues et les chirurgiens-dentistes, alors pourquoi pas nous ? Un groupe de travail dédié a été constitué à l’UNPS, tant le sujet est d’importance.

Les éternels râleurs et autres nostalgiques d’un temps révolu peuvent continuer à contester, à protester. Si ce n’est pas pour proposer d’autres alternatives, quel est l’intérêt ?

Chaque citoyen, chaque usager, chaque patient est en droit de réclamer ce niveau de qualité et de responsabilité des professionnels de santé et il n’est pas non plus délirant que l’organisme payeur, gérant de fonds publics, puisse également exiger un engagement des praticiens dans cette voie permettant d’assurer qualité et sécurité des soins.

C’est quand une personne ose prendre des risques et s’impliquer personnellement qu’elle peut grandir et évoluer.

Stéphane MICHEL

Publié le dans Éditos


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