Chères adhérentes, Chers adhérents,

En 2010, nous étions une équipe de 7 mercenaires, démissionnaires suite à l’éviction de notre ami Tristan MARECHAL. Cette équipe fut aussi à l’initiative du groupe Avenir pour le SNMKR, réuni pour la première fois à Lyon pour organiser la campagne de reconquête du syndicat.

Ensemble, nous avons remporté les élections internes du SNMKR en février 2011. Dès lors, nous savions qu’une page se tournait. Nous avions beaucoup d’ambitions, d’espoirs, de projets pour notre organisation professionnelle et une vision prospective pour la profession.

Depuis, nous avons travaillé inlassablement. Proposant, informant et défendant sans relâche cette vision d’avenir et cette place que nous souhaitions voire reconnue à notre profession dans le contexte d’un système de santé en pleine évolution.

Réingénierie du diplôme d’État, universitarisation, nouvelle définition de la profession, évolutions tarifaires, nouvelle nomenclature, défense de nos acquis sociaux, promotion de notre rôle au cœur de l’équipe de soins primaires, accompagnement du virage ambulatoire dont nous étions précurseurs avec le dossier CRF du SNMKR, et valorisation de la prise en charge en ville… tous ces dossiers sont là pour reconnaitre tout le travail que nous avons accompli ensemble, mais aussi évaluer tout ce qui reste à faire.

Et il reste encore beaucoup à accomplir notamment sur les sujets ostéopathie, chiropraxie, mais aussi décret d’actes, prescriptions de dispositifs médicaux…

Lors des élections URPS en 2015, nous avons lancé une campagne de promotion sur l’accès direct dans le cadre d’un projet pour reconnaître et valoriser les kinésithérapeutes. Comme vous le savez, nous avons gagné ces élections avec nos amis d’Objectif Kiné sous la bannière de l’Union… ce qui montre tous les espoirs des kinésithérapeutes qui attendent cette juste émancipation et la reconnaissance qui l’accompagne, mais aussi cette nécessité de retrouver un esprit de corps d’une profession unie.

L’UNSMKL est alors devenue la première force représentative de la profession. En toute honnêteté et totale transparence, personne ne croyait à une telle victoire. Nous pensions au mieux réduire l’écart avec la Fédé et leur ôter le droit d’opposition. Notre surprise a été totale, soyons quand même modestes et sincères même si chacun l’espérait au plus profond de lui.

Je suis honoré et fier d’avoir présidé l’équipe qui a mené et gagné tous ces combats avec votre confiance. Je suis également très fier d’avoir, grâce à une équipe dévouée et des collaborateurs très compétents, d’avoir gagné le pari de faire renaitre notre organisme de formation l’ONREK et de le hisser en 7 ans au rang des organismes les plus reconnus.

Vous le savez, en octobre 2017 alors que nous achevions les négociations conventionnelles et après un salon Rééduca tendu suite aux nombreuses menaces et pressions subies, j’ai été victime d’un grave accident de santé qui a bien failli m’emporter.

Cet évènement m’a conduit à réfléchir sur la place que l’on peut tenir au sein d’une organisation au service d’une profession.

Précisément, celle de président est lourde et usante. Cela permet de mieux comprendre ce que certains appellent la solitude du pouvoir, car même bien entouré, on est souvent seul face à ses responsabilités.

J’avais annoncé devant vous il y a quelques mois mon désir de transmettre le flambeau à l’occasion d’un dernier mandat. J’ai toujours eu la volonté de ne pas faire le mandat de trop, le mandat qui vous fait passer du statut de celui qu’on adule à celui qu’on rejette.

J’ai sans doute commis des erreurs, je le reconnais et je les assume ; j’en ai sans doute déçu certains, je le regrette et je m’en excuse.

L’exercice du pouvoir est ainsi fait, injuste et cruel, jalousé et critiqué.

Pour tout cela et après de très longues réflexions, en plein accord avec ma famille et certains parmi les plus proches et les plus fidèles membres de l’équipe du SNMKR qui étaient dans la confidence, j’ai décidé de ne pas être candidat pour un nouveau mandat de président de notre organisation.

Le syndicat a besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle dynamique, d’une nouvelle jeunesse. Après 7 ans de mandat, il était temps de tourner la page.

Pas question pour autant d’abandonner toute action au service de la profession ou de la formation !

C’est pour cette raison que j’ai décidé de me présenter aux élections pour le Conseil National d’Administration.

Sans aucun doute, si votre confiance est encore au rendez-vous et que je suis réélu, j’assumerais avec vigilance et bienveillance la transition avec mon successeur afin de lui permettre à son tour de porter au nom de la profession, de tous les adhérents, élus et cadres la voix du SNMKR.

J’espère que la prochaine équipe arrivera à parachever un de mes plus grands regrets de mon mandat, la fusion des structures SNMKR et OK au sein d’une Union audacieuse, moderne et ambitieuse.

Merci de me permettre d’écrire avec vous cette nouvelle page du SNMKR et de l’UNSMKL,

Merci pour votre confiance, votre soutien et votre fidélité. Tout ce que nous avons obtenu c’est grâce à vous.

Merci tout particulier à ceux qui m’ont accompagné au sein des bureaux ou des conseils, à la CDC, à tous les cadres, nos salariés et collaborateurs qui ont tous œuvré à cette réussite collective.

Merci à mon épouse et mes enfants d’avoir compris et accepté l’importance de mon engagement depuis plus de 20 ans au service du syndicat et de la profession.

 

 

 

Publié le dans Éditos


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