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Communiqué de presse

21 février 2019

 

Loi santé : le SNMKR demande au gouvernement d’officialiser la présence de la filière kinésithérapie au sein de la réforme du 1er cycle 

 

L’article premier du projet de loi « santé » rénove le mode d’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie, à travers la filière MMOP, sans préciser celui des études de kinésithérapie pourtant intégrée depuis 1986 dans la PACES, après plus de 30 ans d’expérimentations fructueuses sur le terrain. Le SNMKR, premier syndicat représentatif, exprime son incompréhension quant à cette absence de lisibilité de notre filière, et défend l’ajout des kinésithérapeutes au sein de l’article premier, auprès des rapporteurs du projet de loi, et dans le cadre du débat parlementaire.

 

Le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation de notre système de santé, a été présenté en conseil des ministres ce mercredi 13 février 2019. L’article 1 de ce projet de loi rénove le mode d’accès aux études médicales, pharmaceutiques, odontologiques et maïeutiques en supprimant le numérus clausus. Mais il ne précise pas le mode d’accès aux études de kinésithérapie pourtant intégrée depuis 2015 dans la PACES.

Le Syndicat National, premier syndicat représentatif, exprime son incompréhension quant à cette absence de lisibilité de notre filière

 

L’arrêté du 16 juin 2015 relatif à l’admission dans les instituts de formation en masso kinésithérapie a officialisé une situation existante sur le terrain depuis plus de 30 ans, à l’époque où les facultés de médecine ont débuté l’intégration des kinésithérapeutes au sein du premier cycle des études médicales. Ce texte décrit la PACES comme la voie majoritaire d’intégration à la filière spécifique de formation en kinésithérapie. A ce jour, tous les instituts de formation en masso kinésithérapie proposent une admission par la PACES. Cependant les universités ne proposent pas systématiquement d’unité d’enseignement (UE) spécifique à la kinésithérapie, contrairement aux filières MMOP.

 

La transformation de notre système de santé présentée par le Président de la République présentait un objectif ambitieux et responsable : décloisonner les exercices professionnels et les formations. Cet objectif a par ailleurs été rappelé par les conseillers de la Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans le cadre des Journées Francophones de la Kinésithérapie, qui se sont tenus à Montpellier du 14 au 16 février dernier.

 

Le SNMKR portera cette demande de la profession, dans le cadre du débat parlementaire, mais aussi auprès des rapporteurs de la loi santé, afin que soit reconnue la place de la filière kinésithérapie au sein du portail santé, matérialisée par une UE spécifique dans toutes les universités.

 

Contact :

Mickaël Mulon

Président du SNMKR

president@snmkr.fr