Comme tout professionnel qui souhaite maintenir l’état de ses connaissances à niveau ou qui désire acquérir de nouvelles compétences, le masseur kinésithérapeute doit faire appel régulièrement à la formation continue afin, conformément à l’Article R4321-1 du Code de la Santé Publique (ex-article 1 du Décret de Compétences), d’effectuer des actes adaptés à l’évolution des sciences et des techniques.

L’article L4382-1 du Code de la Santé Publique, modifié par la loi du 13 août 2004, rend obligatoire la formation continue pour les masseurs kinésithérapeute.

La formation continue a pour finalité le perfectionnement des connaissances et l’amélioration de la qualité des soins.
La formation continue est obligatoire pour toutes les personnes mentionnées au présent livre.
L’obligation de formation est satisfaite notamment par tout moyen permettant d’évaluer les compétences et les pratiques professionnelles.
Les conditions de mise en oeuvre de la formation continue des professions de santé visées au présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Article L4382-1
(Loi nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 99 IV Journal Officiel du 11 août 2004)
(Loi nº 2004-809 du 13 août 2004 art. 73 III Journal Officiel du 17 août 2004)

Le dit-décret en Conseil d’Etat n’est pas encore paru…

Cette obligation de formation continue est prévue par l’article R. 4321-62 CSP du code de déontologie (lui-même intégré dans le CSP par le décret n°2008-1135 du 3 novembre 2008.

La formation continue des MK libéraux peut se décliner sous trois formes, dont deux permettent aux professionnels formés de prétendre à une prise en charge totale ou partielle des frais de stage :

  • la première, libre, sans remboursement possible quelqu’il soit, où le professionnel est totalement maître du choix du thème.
  • la deuxième, dans le cadre du FIF-PL, où le choix du thème est encadré.
  • la troisième, dans le cadre du DPC (ex FCC) devenu obligatoire, où le choix est également encadré.

Il n’y a aucun rapport entre qualité de la formation continue et remboursement potentiel. De nombreux confrères choisissent une formation par ce qu’elle peut leur amener en plus dans leur pratique quotidienne et non parce qu’elle est remboursée. Les charges inhérentes (stage, déplacement, hébergement…) sont intégralement déductibles en frais professionnels (ventilé en « Documentation ») et le remboursement éventuel FIF-PL ou DPC est à inclure dans les recettes (ventilé en « Autres recettes »), sous réserve que le contenu du stage soit en rapport avec les compétences (techniques…) ou l’environnement de l’activité (gestion-comptabilité, Ordre…).