Chères consœurs, chers confrères,
Le nouveau projet de Loi de Santé est soumis aux votes des élus de l’Assemblée Nationale.
Ceci se fait en mode accéléré, sans réelle concertation avec nos organisations professionnelles et aucune écoute à ce jour.
Des textes viennent inscrire dans la loi des décisions fondamentales pour l’avenir de la kinésithérapie.
C’est le cas par exemple de l’article 1 relatif à la réforme de la première année des études de santé (PACES) dont notre profession est simplement exclue après 30 ans d’expérimentations, malgré des engagements fermes donnés par le Gouvernement en 2015 de voir la première année de formation-orientation-sélection menant notre diplôme d’État intégrée à la PACES.
L’absence totale de prise en considération de nos propositions sur les études, sur la maternité, ou encore sur l’accès directe nous laisse à penser que, même si le ministère de la Santé, ou la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale nous reçoit pour écouter nos avis, cela n’influence en rien les choix qui sont les leurs et qui semblent pris bien en amont de ces concertations.
Toujours plus : un amendement créant une certification pour les professions de santé à ordre a été adopté le 20 mars lors du passage du projet de Loi de Santé au parlement. Et cela contrairement à l’avis des syndicats représentatifs.
Pendant ce temps, la réforme des retraites concoctée par le haut commissariat à la réforme des retraites (HCRR) nous promet une augmentation de cotisations sans précédent et sans aucune contrepartie sur la pension retraite.
Retraite qui serait maintenue à son niveau actuelle dans les estimations les plus optimistes.
Pour cette raison, la liste que nous allons soutenir pour les élections des représentants de la profession à la CARPIMKO du mois de juin affichera clairement son opposition à cette réforme.
Comme nous l’annonçons depuis plusieurs mois, cette réforme est de nature à remettre en cause l’équilibre financier de nombreux cabinets. C’est tout à fait inacceptable et nous demandons que l’État prenne ses responsabilités en accompagnant les professions paramédicales par des mesures significatives.
Sur le plan conventionnel, lors de la dernière Commission Paritaire Nationale (CPN) le SNMKR dans l’Union a rappelé l’importance de la relation entre les professionnels de santé conventionnés et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM), que ce soit au niveau national ou dans les territoires dans le cadre des Commissions Paritaires Départementales (CPD) et Régionales (CPR). Ces commissions doivent être un lieu d’échange et de régulation des problématiques conventionnelles au bénéfice de tous les acteurs.
Concernant les négociations engagées dans le cadre de l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) qui en sont à un point charnière, nous attendons que de vrais moyens soient donnés aux équipes de soins ambulatoires afin qu’elles puissent répondre aux attentes des patients.
Vous le voyez, les décisions prises dans les prochains mois sont essentielles pour l’avenir de la kinésithérapie. Dans ce contexte, notre rôle est de faire entendre la voix et de défendre la place de la kinésithérapie dans un système de santé qui se remanie en profondeur.
Tous ces sujets vont être abordés et discutés lors de notre prochain congrès les 5 et 6 avril à Paris. Cet événement annuel est l’occasion pour les adhérents du SNMKR de venir échanger sur toutes les actualités professionnelles, sur les thématiques nationales ainsi que sur les problématiques territoriales.
Nous avons besoin du soutien des tous les professionnels pour faire évoluer la kinésithérapie et faire avancer notre système de santé dans un sens qui nous semble plus juste et plus équitable.
Je vous remercie pour la confiance que vous nous accordez pour mener à bien ces missions. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous en montrer dignes dans ce contexte difficile.
Bien confraternellement.

Mickaël Mulon

Président du SNMKR

 

 

Publié le dans Éditos


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