Depuis quelques jours, les réseaux sociaux se sont affolés suite à la parution d’un article du Point au sujet de la parution de textes concernant la Chiropractie.

Sous toute réserve de la validité de la procédure de parution de ces textes, il convient de rappeler que le titre de chiropracteur (comme celui d’ostéopathe) a été reconnu dès mars 2002 puis définitivement en 2007. Il n’y a donc rien de réellement nouveau si ce n’est que le référentiel de formation et de compétences paru au bulletin officiel en mars 2018 ressemble à s’y méprendre à celui des masseurs kinésithérapeutes sans pour autant générer les mêmes droits ni les mêmes devoirs.

Alors que notre profession n’a aucunement été concertée pour ce texte, l’attribution d’actes et compétences d’une profession de santé, encadrée par le code de la santé publique, formée en 5 années sur un modèle universitaire aux titulaires d’un titre, formés en école privée et non professionnels de santé ouvre la voie à une dangereuse dérégulation de notre système de santé. C’est cela que nous dénonçons.

Par notre action, nous souhaitons que l’État prenne conscience que cette rupture d’égalité devant la loi ne peut pas rester sans réponse.

Dès lors, il conviendrait que l’État accède aux demandes de la profession en lui accordant les mêmes droits d’accès direct pour les pathologies dites fonctionnelles par opposition aux pathologies dites organiques réservées aux seuls professionnels de santé.

Il va de soi qu’une complexification de son parcours de vie, incohérent avec la notion même de parcours de soins, la création d’un système d’accès aux soins à deux vitesses constitue pour le patient une aberration qu’il convient d’éviter au maximum. La chiropraxie est considérée comme une « pratique de soins non conventionnelle » (PSNC), donc dont l’efficacité est  « insuffisamment démontrée »  par la communauté scientifique.

C’est pour cela que nous nous sommes tous réunis, ordre, syndicats, organisations professionnelles et étudiantes pour dénoncer d’une seule et même voix cette profonde injustice.

Après une pétition que nous avons relayée, nous appelons maintenant au rassemblement le 5 juillet prochain devant le ministère de la Santé pour réclamer bruyamment le retrait des annexes du référentiel formation et compétences des chiropracteurs ou toute mesure visant à rétablir la justice et l’égalité de traitement.

Nous serons rejoints par nos confrères orthophonistes, infirmiers, pédicures podologues, orthoptistes… qu’ils soient libéraux ou salariés.

Le chirogate ne doit pas se transformer en kinégate.

Publié le dans Éditos


Partager :