La démographie des kinésithérapeutes est un sujet qui fait beaucoup parler. Un rapport de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), publié le 24 juillet fait des projections démographiques sur la profession de kinésithérapeute.

soins_sante

En effet, il est écrit que « dans l’hypothèse où les comportements seraient constants et les politiques en vigueur maintenues, le nombre de kinésithérapeutes devrait augmenter de 57 % entre 2016 et 2040 pour s’élever à 133 000 en 2040 ».

Ce type de projection donne des informations intéressantes sur l’avenir de la profession, au regard de l’évolution des besoins en santé de la population. La question est de savoir, à qui revient la responsabilité de l’évolution cohérente de l’augmentation du nombre de kinésithérapeutes. Au regarde des larges difficultés d’accès aux soins de kinésithérapie par les patients, le nombre de kinésithérapeutes est aujourd’hui largement insuffisant.

Le SNMKR a toujours pris ses responsabilités sur la question démographique, en proposant une augmentation régulière des quotas, associé à une répartition plus équilibrée des professionnels. De son côté, le gouvernement n’y est que très peu sensible, notamment au sujet de l’arrivée massive des diplômés communautaires. L’absence de régulation de ce vivier de professionnels rend impossible la gestion des quotas au sein des établissements.

Le SNMKR demande au gouvernement d’agir rapidement et courageusement pour corriger sa politique en donnant les moyens aux instituts de formation de former le bon nombre de professionnels, au regard des besoins de santé de la population, ainsi qu’en proposant une régulation efficace de l’arrivée des diplômés communautaires.